La Minganie, l’île d’Anticosti, la Basse-Côte-Nord et Terre-Neuve étaient sur le trajet des deux navires de l’Expédition Bleue 2026. L’équipe, composée de 11 professionnels, scientifiques et artistes, a parcouru près de 21 hectares de territoire, dont 6 aires protégées, afin de documenter un des fléaux de notre ère.
Au cours des 19 activités de nettoyage et de caractérisation de la pollution qui ont été réalisées, 6 857 objets et fragments ont été comptabilisés dans la base de donnés d’Organisation Bleue qui mène de telles opérations depuis 2019.
678 bouchons de plastique, 597 morceaux de pellicule plastique, 552 cartouches de fusil, 535 petits morceaux de styromousse, 486 petits morceaux de plastique rigide et une multitude d’autres objets et fragments ont été recueillis, pour un total de 1,2 tonne de débris.
L’expédition avait comme objectif de « mieux comprendre la présence et l’accumulation des débris plastiques dans les milieux côtiers et insulaires, particulièrement dans les secteurs éloignés et difficiles d’accès ».

Au sein de l’équipe, des scientifiques, bien sûr, mais également des artistes en démarche de recherche-création.
« En conjuguant recherche scientifique et création artistique, l’expédition a également permis d’explorer de nouvelles façons de documenter et de sensibiliser la population à cet enjeu environnemental », explique Laurence Martel, coordonnatrice de projet à la pollution plastique pour l’Organisation Bleue.
La photographie, le dessin, l’écriture et l’art vivant auront servi et serviront à traduire la réalité rencontrée sur le terrain.
« Ce qui nous frappe, année après année, c’est le contraste entre la beauté et l’isolement de ces territoires et la présence bien réelle de déchets qui s’y accumulent. Chaque déchet que nous retirons témoigne de la présence de la pollution plastique, mais constitue aussi une donnée précieuse qui nous permet de mieux comprendre le phénomène, de comparer les territoires et, à terme, de mieux orienter les actions de conservation », explique Anne-Marie Asselin, cheffe de mission de l’Expédition Bleue et directrice générale de l’Organisation Bleue.
L’expédition est terminée, mais le travail se poursuit notamment avec l’analyse des données et la diffusion des divers projets artistiques initiés durant celle-ci.
Toutes les données recueillies au cours de l’expédition sont intégrées au Portail de la pollution plastique des zones côtières de l’Est du Canada, en collaboration avec l’Observatoire global du Saint-Laurent (OGSL), où elles contribuent à « enrichir les connaissances disponibles sur la pollution plastique et contribuent au suivi de sa répartition dans le système hydrographique du Saint-Laurent. »
Curieux d’en savoir plus ? Consultez la carte interactive du portail, à l’adresse pollutionplastique.ca.


















